Nouvel an khmer > Pourquoi aller à la pagode ?

En discutant avec les plus jeunes élèves de mon association de langue cambodgienne, je me suis rendu compte à quel point ces enfants seront, d’ici quelques années, éloignés des traditions qu’ont pu connaître leurs parents quand ils avaient leur âge. Les cambodgiens fêtent leur nouvel an ce week-end et beaucoup d’entre eux vont se rendre à la pagode pour le célébrer. J’ai alors demandé à ces élèves s’ils savaient ce qu’était une pagode. Aucun n’a su me répondre. C’est ce qui m’a donné envie d’écrire ce qui suit.
Au Cambodge, au-delà de l’aspect religieux qui les caractérise, les pagodes sont un lieu de vie important dans la société cambodgienne, où elles servent notamment d’écoles dans les villages.
Il existe quelques pagodes tenues par des associations bouddhistes khmères en France, et que l’on soit croyant ou pas, j’ai trouvé quelques bonnes raisons pour y faire un tour ce week-end.

Booster son karma
J’ai le sentiment qu’à notre époque, de moins en moins de gens prêtent vraiment attention à la spiritualité et beaucoup perdent de leurs croyances. Contrairement à ce que l’on croit, le bouddhisme n’est pas une religion à proprement dit. Il s’agit plutôt d’un enseignement et de principes de vie.
La notion qui m’intéresse le plus est sans doute celle du karma. Pour moi, il s’agit du principe d’action/réaction : si l’on agit pour le bien des autres, de belles choses nous arriveront en retour. Au contraire, en agissant mal, on peut s’attendre à vivre des moments pas très rigolos. Je vois ça comme une échelle de -100 à 100 où le but est de rester dans le positif !
Un bon moyen de gagner quelques points de karma facilement est d’aller à la pagode faire des offrandes aux bonzes et à nos ancêtres, et faire quelques prières pour leur dire qu’on pense toujours à eux.
Petit truc si vous allez prier : on utilise des bâtons d’encens pour la prière. Il faut toujours en prendre un nombre impair, ne l’oubliez pas ! On m’avait expliqué un jour la règle suivante : 1 bâton pour prier pour soi, 3 bâtons quand on prie pour les proches et les ancêtres et 5 bâtons pour rendre hommage au Bouddha. Je ne sais pas si c’est exact, et j’aimerais bien avoir d’autres sources pour recouper ça… Et n’essayez pas des prières opportunistes, du genre gagner au loto. Ça ne marche pas. J’ai déjà essayé.

Renouer avec ses racines
À l’origine, le nouvel an cambodgien correspond à la date des récoltes de riz au Cambodge. Personne ne travaille dans d’immenses rizières ici en France, et ce n’est pas tout à fait le même paysage, mais cela n’empêche pas de le fêter !
Nous avons la chance d’avoir des pagodes en France, c’est un bon moyen de se sentir un peu comme au Cambodge.
Le nouvel an khmer est certainement la fête la plus populaire parmi les cambodgiens, et y participer permet de refaire un lien avec nos origines, pendant quelques jours. Ca me fait toujours plaisir de voir qu’il y a encore plein de gens qui font l’effort de maintenir ces traditions afin qu’elles subsistent même loin du Pays.
On va à la pagode pour prier, mais pas seulement. Certains y vont comme ça, pour voir du monde, et d’autres y vont pour manger. Cette fête est d’ailleurs très propice aux rencontres, car traditionnellement, les habitants de plusieurs villages se réunissent dans un même endroit et certains gardent l’espoir d’y rencontrer l’âme soeu, notammentr pendant les jeux qui y sont organisés. Je crois même que certains n’y vont que pour ça.

Découvrir ou faire découvrir la culture cambodgienne
J’estime que la transmission de la connaissance, de valeurs ou de traditions, est l’une des choses les plus importantes que l’on puisse réaliser dans une vie. Les fêtes cambodgiennes à la pagode, et en particulier le nouvel an, sont de très bonnes occasions de faire connaître notre culture sans avoir à prendre l’avion. Rien que le fait de voir et entendre les gens parler khmer, sentir des odeurs de plats et les goûter ou voir un petit concert de musique cambodgienne un peu kitsch, donne une vraie sensation de dépaysement à ceux qui n’y sont pas habitués. Et nous fait nous rendre compte de la chance d’avoir une double culture. Allez-y avec des amis qui ne connaissent pas, tentez d’expliquer ce qui se passe, ce sera enrichissant pour tout le monde. Et ça fait gagner des points de karma gratuits.

Ce dimanche, une cérémonie aura lieu à la pagode de Vincennes (qui est en fait un lieu mis à disposition de plusieurs associations bouddhiques). Les habitués le savent déjà, il vaut mieux arriver tôt pour trouver une place pour se garer, éviter le passage du marathon de Paris et trouver le meilleur emplacement pour pique-niquer. Elle se trouve au bord du lac Daumesnil. Les bâtiments sont en fait des vestiges de l’exposition universelle de Paris qui s’est tenue il y a très longtemps… Bonne année 2556 à tous, soursdey chhnam thmey !

Voir la vie comme un tabouret

J’ai entendu un jour à la radio un monsieur qui expliquait que l’équilibre d’une vie peut s’apparenter à un tabouret à 3 pieds, qui seraient les suivants : la famille, le travail, et les loisirs et amis. J’ai trouvé cette remarque pleine de bon sens.
Lorsque l’un de ces pieds casse, et même si c’est difficile, il est toujours possible de se raccrocher aux deux autres, mais l’idéal est de toujours prendre soin des trois et de faire en sorte qu’ils aient toujours la même longueur.
Depuis ce jour, je me suis mis à observer mon entourage avec cette image du tabouret dans l’esprit pour m’aider à mieux les comprendre : celui qui est loin (physiquement ou moralement) de sa famille va travailler plus et profiter de ses amis, celui qui n’a pas beaucoup de loisirs est occupé par sa famille et son travail, etc.
Et en étant un peu plus attentif, il arrive qu’on tombe avec tristesse sur des personnes à qui le tabouret ne tient plus que sur un pied.

[Photo] Quelques trucs pour mieux photographier

Pendant longtemps, je n’ai jamais vraiment aimé photographier ou être pris en photo. Mon père nous prenait souvent, mes soeurs et moi quand nous étions plus jeunes et ça nous fatiguait ! C’était avant ce jour, où il m’a expliqué qu’au Cambodge, avant que les Khmers Rouges ne vident Phnom Penh, où il habitait, il a dû se débarrasser de toutes les traces matérielles de sa vie (et de son identité) par le feu, simplement pour survivre. Et toutes ses photos y sont passées. J’ai réalisé, depuis, le caractère extrêmement précieux de ces images.

Aujourd’hui, et depuis que j’ai eu un Canon G9 entre les mains, puis mon premier réflex numérique, j’ai vite été atteint par le virus et c’est devenu une grande passion.

Voici une liste de règles et d’astuces que j’ai appris ça et là et qui m’ont grandement aidé à m’améliorer :

  • Ne pas centrer le sujet (utiliser la règle des tiers ou du nombre d’or)
  • Se mettre au niveau des sujets (se baisser ou s’accroupir pour photographier les enfants, ou des gens assis par exemple)
  • Eviter le flash direct et le faire rebondir sur une surface
  • Pour les paysages, on trouve la meilleure lumière tôt le matin, ou juste avant le coucher du soleil
  • Une fontaine se photographie en contre-jour
  • Quand on prend plusieurs objets, il vaut mieux en prendre un nombre impair
  • Utiliser un trépied quand il fait sombre
  • Utiliser un trépied pour les longues focales
  • A main levée, rester en-dessous de 1/60s. pour avoir une image nette
  • Pour un portrait, la bonne lumière arrive d’en haut à gauche à trois-quarts face du sujet
  • Photographier en RAW et apprendre à utiliser un logiciel de développement
  • Pour un groupe prendre une deuxième photo, juste après la première où les gens se défigent de leur sourire (et une avant quand les gens commencent à se mettre en place)
  • Ne pas acheter de réflex si c’est pour rester en mode Auto

[Vie privée] Quelques gestes pour protéger ses enfants d’internet

On assiste actuellement à l’arrivée de la première génération à avoir une vie en ligne dès la naissance (voire même avant, et parfois dès les premiers jours de grossesse !). Chacun a autour de soi des personnes qui ont publié ces heureux événements sur le web, un moyen rapide et simple pour partager leur bonheur au plus grand nombre.
Dans une vingtaine d’année, on sera capable de retracer toute la vie d’une personne depuis sa naissance, juste en navigant sur le web, et je me demande si les gens y pensent.

Je vais bientôt moi-même devenir papa, et voici deux règles que je me suis imposées.

Pas (trop) de photos

Je trouve assez dérangeant de publier des photos de ses propres enfants/bébés sur internet. A peine sont-ils arrivés qu’ils sont déjà exposés sur la Toile, sans qu’ils n’aient rien demandé. Imaginez le jour où ses camarades de classe tomberont dessus. Personnellement, ça me gênerait un peu que mes propres parents piochent dans des photos de moi étant bébé et les publient sur Facebook (d’ailleurs, combien de personnes acceptent leurs parents sur Facebook en tant qu’amis ?).
Je pense que je ferai le choix de laisser (ou pas, j’attendrai qu’il soit assez grand) mon enfant décider lui-même de ce qu’il publiera de lui.

Effacer les vieilles publications et faire attention aux nouvelles

Protéger ses enfants du web, c’est d’abord se protéger de soi-même. Tout ce qu’on écrit en ligne est persistant, la plupart de ces publications resteront potentiellement en ligne à vie ! Ca me ferait mal au coeur de voir mes enfants, quand ils sauront lire, tomber sur des choses que j’aurais écrites et que je n’assume plus. Peu de gens sont sensibilisés à l’e-réputation, et c’est bien dommage (ou trop tard) pour eux. Ca me gênerait également qu’ils tombent sur des publications pas toujours bien réfléchies d’ «amis» et de membres de la famille. Tout le monde le sait, les enfants retiennent tout ! S’il est simple de retirer des publications d’internet, ce sera moins facile de retirer des choses inscrites dans leur esprit.

[Cuisine] Le ratio magique pour faire une vinaigrette

3:1.
Trois cuillères à soupe d’huile pour une cuillère à soupe de vinaigre.
Puis ajouter d’autres ingrédients à sa convenance (sel, poivre, moutarde, herbes, …).

[Pratique] Trouver le nord avec une montre

Un truc qu’un copain d’école m’a appris en primaire : il est possible avec une simple montre à aiguille de connaître approximativement le nord pour s’orienter.
Regardez votre montre et tracez mentalement la bissectrice dans l’angle formé par les aiguilles de l’heure et des minutes. Orientez cette ligne, face à vous, vers le soleil. Le nord se trouve derrière vous.
Je crois que ce n’est valable que dans l’hémisphère nord.

A l’heure où tout le monde ou presque a un GPS dans la poche, cette astuce peut sembler un peu désuette, mais c’est un truc bien utile à savoir. Et malheureusement, ça ne marche que le jour…

Si vous ne savez plus ce qu’est une bissectrice, révisez vos cours de géométrie de primaire.

[Tourisme] Comment marchander sur un marché ?

Quand on voyage dans certains pays, marchander est obligatoire. Je n’ai jamais vraiment été doué à cet exercice, alors que je devrais avoir ça dans le sang (je suis d’origine asiatique, et en Asie, ils font tous ça).
Je vais parler pour le Cambodge et la Thaïlande puisqu’il n’y a que là-bas où j’ai pu m’exercer jusqu’à maintenant.
J’ai appris dans un guide de voyage une technique assez simple qui à défaut de faire la meilleure affaire de l’année, vous fera dépenser juste ce qu’il faut.

  • Quand vous voyez un objet qui vous intéresse, essayez d’estimer le prix maximum que vous seriez prêt à payer pour l’acheter.
  • Ensuite annoncez au vendeur un prix qui correspond à la moitié de ce prix. Evidemment, il le refusera et vous annoncera un prix supérieur.
  • Jouez le jeu jusqu’à vous limitez au prix maximum que vous vous êtes fixé, et s’il ne lâche pas l’affaire, allez voir ailleurs, il vous retiendra peut-être.

Le principe à adopter est donc un marchandage à la hausse plutôt qu’à la baisse, ce que les gens font le plus souvent.

Il ne faut pas avoir d’états d’âme pour marchander. Je me suis fait avoir plusieurs fois à cause de ça, car les prix annoncés me semblaient parfois tellement dérisoires que j’avais un peu honte de vouloir gratter un peu. Mais il faut savoir que ces marchands achètent souvent leurs marchandises à très bas prix, se font une marge énorme dessus et n’hésitent pas à arnaquer les touristes.
Enfin, pensez qu’il s’agit avant tout d’un jeu qui doit arranger tout le monde, le vendeur doit gagner sa vie, et vous, ne voulez pas vous faire arnaquer. Gardez le sourire, une attitude amicale, et essayez d’apprendre quelques mots de la langue locale (les nombres, « c’est trop cher », « merci », etc.), c’est toujours utile dans cette situation.